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Conférence de presse du 12 novembre 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/11/12

Q : Un haut fonctionnaire américain a déclaré le 11 novembre, sous couvert de l'anonymat, que les Etats-Unis avaient condamné « l'utilisation injustifiée de la force meurtrière » lors des dernières violences à Hong Kong et que « la police et les civils de Hong Kong ont la responsabilité de désamorcer et d'éviter les affrontements violents ». Le Bureau du Premier ministre britannique a exhorté toutes les parties à rester calmes et à faire preuve de retenue, affirmant que le Premier ministre soutenait le droit aux manifestations pacifiques et souhaitait que « les autorités de Hong Kong trouvent un moyen de résoudre cette situation ». Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Le chef de l'exécutif et la police de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong ont déjà réagi à l'incident d'hier, où un homme masqué a agressé la police avant qu'un policier ne tire sur celui-ci.

Si vous regardez la vidéo, vous verrez clairement que les émeutiers ont agressé la police en premier et que la réaction du policier était parfaitement légale. Qui a raison et qui a tort : la réponse ne peut pas être plus évidente. Peu importe le pays dans lequel vous vous trouvez, vous ne serez jamais autorisé à attaquer des policiers en service, à vous emparer de leurs armes à feu et à menacer leur sécurité. En outre, ces tentatives seront traitées avec force par la police. Je voudrais demander aux fonctionnaires américains et britanniques comment leurs policiers ont-ils réagi à des scénarios similaires dans leurs pays ?

Un autre incident s'est produit le même jour à Hong Kong : des émeutiers ont incendié un civil qui avait publiquement exprimé un point de vue différent du leur. Un tel acte horrible a semé la terreur et l'inquiétude chez les Hongkongais. Si les Etats-Unis et le Royaume-Uni s'opposent vraiment à la violence et appellent à la retenue, comme ils le prétendent, pourquoi ne condamnent-ils pas une telle attaque odieuse contre un civil ?

Le fonctionnaire américain qui a tenu les propos susmentionnés a choisi de garder l'anonymat. Peut-être qu'il ou elle a honte de faire de telles remarques. L'apparence d'impartialité des Etats-Unis et du Royaume-Uni révèle à quel point ils confondent le bien et le mal et à quel point ils sont hypocrites. Une telle justice verbale expose leur pratique du « deux poids, deux mesures » et leurs arrière-pensées.

Je dois souligner encore une fois que mettre fin à la violence et rétablir l'ordre est la tâche primordiale, le consensus le plus large et l'appel le plus puissant à Hong Kong à ce stade. Le gouvernement central soutient fermement le gouvernement de la RAS de Hong Kong dans la gouvernance de Hong Kong conformément à la loi, et la police de Hong Kong dans l'application stricte de la loi, le maintien de l'ordre social et la protection des Hongkongais. Les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine. Aucun gouvernement, organisation ou individu étranger n'a le droit de s'y immiscer. Nous exhortons les Etats-Unis et le Royaume-Uni à respecter scrupuleusement la souveraineté de la Chine, à faire preuve de prudence sur les questions relatives à Hong Kong et à cesser de se mêler des affaires de Hong Kong et de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine de quelque manière que ce soit.

Q : La Banque mondiale a annoncé hier qu'elle diminuerait le financement de certaines écoles du Xinjiang au vu d'un reportage selon lequel ces écoles auraient acheté des barbelés et des gilets pare-balles. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Vous avez lu la déclaration de la Banque mondiale ? (Le journaliste a fait un signe affirmatif de la tête.)

Je pense que votre citation est plutôt partielle.

Avec la collaboration active de la partie chinoise, la Banque mondiale a récemment procédé à un contrôle sur le terrain du projet d'enseignement et de formation professionnels au Xinjiang. Il a été constaté que le projet était totalement conforme aux politiques de la Banque mondiale et que les problèmes évoqués par certains médias n'existaient pas du tout.

Les faits montrent que la mise en œuvre du projet a favorisé le développement de l'enseignement professionnel local et formé de nombreux talents qualifiés. La déclaration de la Banque mondiale reflète de manière objective la mise en œuvre du projet en exposant les faits, ce qui réfute fermement les allégations.

En ce qui concerne les ajustements techniques que vous avez mentionnés, je pense que ces ajustements sont faits pour les besoins de la mise en œuvre du projet et visent à faciliter la gestion et à réduire les coûts de supervision.

Comme indiqué clairement dans la déclaration, la Banque mondiale a proposé d'ajuster la portée du projet et de ne plus en appliquer le contenu concernant les écoles partenaires. Avant cela, la Banque mondiale avait tenu des consultations avec la partie chinoise et les deux parties avaient convenu de mettre en œuvre les ajustements spécifiques dès que possible.

Je tiens à répéter que la déclaration de la Banque mondiale a clarifié les faits et réfuté clairement certaines allégations des médias.

Q : L'assistant du président russe a déclaré hier que, par vidéoconférence, le Président Poutine et le Président Xi inaugureraient conjointement l'itinéraire Est du gazoduc en décembre prochain. Pourriez-vous confirmer cela ?

R : L'itinéraire Est du gazoduc Chine-Russie est un projet stratégique majeur pour la coopération énergétique bilatérale, sur lequel les deux présidents se sont accordés et qui a retenu leur attention personnelle. Le projet revêt une signification importante pour approfondir la coopération globale entre les deux pays et promouvoir la convergence de leurs intérêts.

Grâce aux efforts concertés des deux parties, le projet devrait entrer en service en décembre prochain. Il y aura des activités de célébration pour marquer cette occasion importante. Nous publierons les informations concernées en temps voulu. Veuillez suivre cela.

Q : Le 11 novembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a publié son dernier rapport trimestriel sur la vérification et la surveillance en Iran. Le même jour, dans une déclaration commune, les Ministres des Affaires étrangères français, britannique et allemand, ainsi que la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, se sont déclarés extrêmement préoccupés par la décision de l'Iran de reprendre l'enrichissement d'uranium à l'usine de Fordow et ont affirmé qu'ils étaient disposés à examiner tous les mécanismes dans le cadre du PAGC, y compris le mécanisme de règlement des différends, afin de résoudre les problèmes liés à la mise en œuvre par l'Iran de ses engagements. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Nous avons pris note du rapport de l'AIEA et de la déclaration commune de la partie européenne. La Chine estime toujours que le retrait unilatéral des Etats-Unis du PAGC et la pression extrême exercée sur l'Iran sont à l'origine de la crise actuelle. Les Etats-Unis doivent mettre fin à de telles pratiques erronées pour laisser la place aux efforts diplomatiques et créer les conditions propices à une désescalade.

Dans le même temps, toutes les parties, y compris la partie européenne et l'Iran, doivent faire preuve de retenue, œuvrer à la mise en œuvre intégrale et efficace de l'accord, et résoudre les différends dans le cadre du PAGC. La Chine soutient l'AIEA dans l'accomplissement de son devoir de manière objective et impartiale et continuera à travailler avec les autres parties pour promouvoir le règlement politique et diplomatique de la question du nucléaire iranien.

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