Page d'accueil > Porte-parole du MAE
Conférence de presse du 31 mars 2017 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2017/03/31

À l'invitation du Président Xi Jinping, le Président de la République de l'Union du Myanmar Htin Kyaw effectuera une visite d'État en Chine du 6 au 11 avril.

Durant cette visite, le Président Xi Jinping aura un entretien avec le Président Htin Kyaw et d'autres dirigeants chinois s'entretiendront avec lui. Les deux parties auront des échanges sur les relations bilatérales et les autres questions d'intérêt commun. Selon le programme actuel, à part Beijing, le Président Htin Kyaw se rendra également en province.

C'est la première visite en Chine d'un chef d'État du Myanmar depuis la formation du nouveau gouvernement du Myanmar. Nous sommes convaincus que cette visite permettra de renforcer la communication stratégique entre les deux parties, d'approfondir leur coopération pragmatique, d'accroître l'amitié entre les deux peuples, de promouvoir le développement des relations bilatérales et d'apporter de plus grands bénéfices aux deux peuples.

À l'invitation du Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Li Keqiang, la Première Ministre du Royaume de Norvège Erna Solberg effectuera une visite officielle en Chine du 7 au 11 avril.

Durant cette visite, le Président Xi Jinping, le Premier Ministre Li Keqiang, le Président du Comité permanent de l'APN Zhang Dejiang et d'autres dirigeants chinois s'entretiendront avec la Première Ministre Erna Solberg. Les deux parties auront des échanges sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun.

La Norvège a été l'un des premiers pays occidentaux à reconnaître la République populaire de Chine. Les échanges entre les deux pays remontent loin dans le temps et leur coopération pragmatique repose sur une base solide. En décembre dernier, les gouvernements chinois et norvégien ont publié une déclaration conjointe sur la normalisation des relations bilatérales. Actuellement, les relations sino-norvégiennes ont devant elles de nouvelles opportunités de développement. Nous sommes convaincus que la visite en Chine de la Première Ministre Erna Solberg permettra de renforcer davantage la confiance politique mutuelle, d'élargir la coopération pragmatique bilatérale et de promouvoir un développement sain et régulier des relations sino-norvégiennes.

Q : Mercredi dernier, un citoyen français a été agressé à Shanghai. Pourriez-vous nous en donner plus d'informations, comme l'identité de l'agresseur et sa motivation ? Selon des médias, cette attaque pourrait avoir des liens avec la mort d'un ressortissant chinois à Paris la semaine dernière. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté ces informations avec préoccupation. À notre connaissance, le 29 mars, un citoyen français a été blessé à l'arme blanche par un Chinois à Shanghai. Selon les informations dont je dispose, le suspect a été arrêté par la police de Shanghai et l'enquête est en cours. Les informations seront communiquées par la police de Shanghai selon l'avancement de l'enquête. Je vous conseille de vous renseigner auprès de la police de Shanghai pour des informations détaillées. En attendant, j'espère que vous pourrez vous abstenir de tout jugement, pronostic ou conjecture hâtifs.

Q : Le Président du Parlement européen Antonio Tajani a dit le 29 mars que l'Afrique « risque de devenir une colonie chinoise ». Il a appelé l'UE à investir des milliards en Afrique et à développer une stratégie sur le long terme. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Les propos du Président du Parlement européen sont étonnants. Je ne connais pas la logique de cette conclusion. Je voudrais lui conseiller de bien étudier les faits de base avant de faire des commentaires, pour être un peu plus sérieux. Au moins, il doit retenir les faits suivants.

Premièrement, le concept de la « colonisation » n'existe pas dans la politique étrangère ni la vision diplomatique de la Chine. Il me semble que la plupart des pays qui ont pratiqué la politique coloniale à l'échelle mondiale depuis l'époque moderne sont des pays européens.

Deuxièmement, dans la pratique diplomatique de la Chine, il n'y a jamais la tache du colonialisme. Dans l'histoire de l'Afrique, il paraît que ce sont des pays européens qui ont envahi et colonisé ce continent. Et c'est le colonialisme européen qui est à l'origine de la pauvreté, de l'instabilité et des conflits que connaît l'Afrique aujourd'hui.

Troisièmement, quand le Président du Parlement européen critiquait les investissements chinois en Afrique et la coopération sino-africaine, et parlait même des intentions stratégiques derrière, je pense qu'il a sans doute oublié que les aides qu'accorde la Chine à l'Afrique, les investissements chinois en Afrique et la coopération sino-africaine ne datent pas d'aujourd'hui, mais existaient déjà au lendemain de la fondation de la Chine nouvelle où elle était encore un pays pauvre et sous-développé. Ce qui a lié les peuples chinois et africains à l'époque, c'était le combat du continent africain contre la colonisation européenne.

Avec l'évolution de la situation, le soutien de la Chine à l'Afrique s'étend de l'indépendance politique à l'autonomie économique du continent. Quelques soient les points de vue des autres, ce soutien est salué et apprécié par les peuples africains. Comme vous pouvez le constater, lors du Sommet de Johannesburg du Forum sur la Coopération sino-africaine en 2015, ont été annoncés dix programmes de coopération sino-africaine avec un montant d'environ 60 milliards de dollars américains. Ces programmes ont déjà donné des résultats préliminaires.

De ce point de vue, je suis d'accord avec ce qu'a dit le Président du Parlement européen. Nous espérons que l'UE pourra accroître véritablement ses investissements en Afrique et prendre des actions concrètes pour aider les pays africains à éliminer la pauvreté et à réaliser le développement autonome. Nous espérons, et les pays africains l'espèrent aussi, que cette aide ne sera assortie d'aucune condition politique.

Q : Le Président Xi Jinping se rendra en visite en Finlande la semaine prochaine. Qu'attendez-vous de cette visite ? La Finlande assumera bientôt la présidence du Conseil de l'Arctique. Quels sont les objectifs politiques de la Chine à l'égard du Conseil de l'Arctique ?

R : Ce matin, notre Vice-Ministre a donné des informations détaillées sur la prochaine visite d'État du Président Xi Jinping en Finlande, y compris des arrangements pris par les deux parties et des résultats à obtenir. Puisque vous avez posé cette question, je vais y répondre brièvement.

La visite d'État qu'effectuera le Président Xi Jinping en Finlande sera la première visite d'un chef d'État chinois en Finlande depuis 22 ans. La Finlande a été l'un des premiers pays membres de l'UE à établir des relations diplomatiques et à nouer des liens économiques et commerciaux avec la Chine. Ces dernières années, les relations sino-finlandaises connaissent un bon élan de développement, et la coopération entre les deux pays repose sur une base solide. En 2013, les deux chefs d'État ont dégagé un consensus important sur la construction et le développement d'un partenariat de coopération de type nouveau orienté vers l'avenir entre la Chine et la Finlande. Durant cette visite, les dirigeants chinois et finlandais auront des échanges approfondis sur les questions d'intérêt commun, notamment sur l'élargissement de la coopération pragmatique, pour que les relations entre les deux pays progressent davantage.

En ce qui concerne la question sur l'Arctique, nous avons noté que la Finlande assumerait la présidence du Conseil de l'Arctique. Nous attachons de l'importance à la coopération dans les affaires arctiques et espérons que pendant la présidence finlandaise, la coopération dans le cadre du Conseil enregistrera de nouveaux progrès. Quant à la politique arctique de la Chine, je ne sais pas si vous avez noté que le Vice-Premier Ministre Wang Yang avait exposé exhaustivement la politique chinoise pour la coopération dans le développement de l'Arctique dans son discours prononcé lors de la cérémonie d'ouverture du 4e Forum arctique international. Je vous conseille de lire notre communiqué de presse.

Q : Hier, le Secrétaire intérimaire aux Affaires étrangères des Philippines Enrique Manalo a dit que les Philippines avaient rejeté la demande de la Chine d'effectuer des recherches scientifiques au large de « Benham Rise », parce que la Chine avait refusé de laisser les chercheurs philippins de monter à bord de bateaux chinois pour des recherches dans ces eaux. Mais il a également indiqué que les Philippines étaient en train d'examiner d'autres demandes de la Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Ces derniers temps, nous avons exposé à plusieurs reprises notre position sur la question de « Benham Rise ». Je tiens à réitérer que nous respectons pleinement les droits des Philippines sur le plateau continental de « Benham Rise » et que nous observons depuis toujours les dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, selon lesquelles un pays doit obtenir l'autorisation préalable des pays riverains pour mener la recherche scientifique marine dans les eaux territoriales, les zones économiques exclusives et les plateaux continentaux de ces pays.

Vous avez évoqué la demande des Philippines de participer aux recherches scientifiques. Je n'en ai pas entendu parler. Mais je suis sûr que la Chine est disposée à mener la coopération en mer, comme la recherche scientifique conjointe, avec les Philippines et d'autres pays amis, pour apporter des bénéfices aux peuples. Nous entendons maintenir d'étroites communications avec le gouvernement philippin sur les questions concernées.

Q : Concernant la visite en Chine de la Première Ministre norvégienne, la Chine et la Norvège ont suspendu le dialogue sur les droits de l'homme en 2010. Maintenant que les relations entre les deux pays s'améliorent sur le plan politique, le dialogue sur les droits de l'homme sera-t-il relancé ? Y aura-t-il des conditions préalables ?

R : La Chine ne s'oppose jamais au dialogue sur les droits de l'homme et estime toujours qu'il faut mener un dialogue sur les droits de l'homme avec les autres pays sur la base du respect mutuel pour promouvoir ensemble la cause des droits de l'homme dans le monde. Dans le même temps, nous nous opposons à toute ingérence dans les affaires intérieures d'autrui par quelque pays que ce soit et quelque partie que ce soit en utilisant la soi-disant « question des droits de l'homme ». Cette position n'a jamais changé. Nous sommes convaincus que tant que les deux parties reviennent au respect mutuel, il n'y aura pas d'obstacle au redémarrage du dialogue sur les droits de l'homme.

Q : Selon des médias chinois, après la dégradation des relations entre la Chine et la Norvège en 2010, la Norvège y a sérieusement réfléchi et en a tiré des leçons. La Chine pense-t-elle que la Norvège a présenté ses excuses ?

R : Je vous ai déjà présenté le processus de normalisation des relations sino-norvégiennes. Vous pouvez lire la déclaration conjointe publiée par les gouvernements des deux pays en décembre dernier. Quant aux commentaires des médias, il ne me paraît pas nécessaire de les interpréter ici. Nous n'interprétons que les politiques du gouvernement chinois.

Q : Selon un article publié par Reuters basé sur des photos de Kyodo News, deux ou trois personnes de la RPDC soupçonnées d'avoir assassiné Kim Jong-nam pourraient se trouver aujourd'hui à bord de l'avion transportant le corps de Kim Jong-nam. Pourriez-vous nous confirmer si elles sont entrées en Chine durant les dernières 24 heures ? Est-ce qu'elles sont en transit en Chine ou y restent ? Le corps de Kim Jong-nam est-il encore en Chine ? Quand partira-t-il ?

R : Vous avez sans doute noté la déclaration publique des dirigeants malaisiens. La dépouille du ressortissant de la RPDC décédé en Malaisie et les personnes concernées de la RPDC sont retournées aujourd'hui en RPDC via Beijing. Selon des pratiques internationales et dans l'esprit humanitaire, la Chine a accordé de l'assistance nécessaire pour le transit de la dépouille.

Q : Nous avons noté qu'hier, l'Ambassadeur de la République de Corée en Chine avait envoyé une lettre officielle un peu particulière au Ministère chinois des Affaires étrangères, dans laquelle il a évoqué une entreprise coréenne, Lotte Mart. Cette lettre demande l'autorisation de la reprise d'opérations de Lotte Mart en Chine, estimant que cela bénéficiera au développement des relations bilatérales. Avez-vous reçu cette lettre ? Quelle est votre réponse ?

R : Je voudrais réitérer que le gouvernement chinois attache de l'importance à la coopération économique et commerciale entre la Chine et la République de Corée. Nous sommes heureux d'accueillir les entreprises coréennes et les autres entreprises étrangères en Chine et nous protégeons leurs intérêts légitimes en vertu de la loi. Mais la condition préalable, c'est que les opérations des entreprises concernées doivent être conformes aux lois et règlements chinois.

Q : Vous voulez dire que les trois personnes de la RPDC sont passées par la Chine ?

R : Je répète encore une fois que la dépouille du ressortissant de la RPDC décédé en Malaisie et les personnes concernées de la RPDC sont retournées aujourd'hui en RPDC via Beijing. Selon des pratiques internationales et dans l'esprit humanitaire, la Chine a accordé de l'assistance nécessaire pour le transit de la dépouille.

Q : Hier, le Ministère des Affaires étrangères de la RPDC a tenu un point de presse et a déclaré que les exercices militaires de grande envergure effectués par les États-Unis et la République de Corée poussaient la péninsule coréenne aux bords de la guerre. Si la guerre éclate, les États-Unis doivent en prendre toutes les responsabilités. Avez-vous de nouvelles analyses sur la situation actuelle dans la péninsule coréenne ?

R : J'ai noté les informations concernées. Actuellement, la situation dans la péninsule coréenne reste complexe et sensible. Les parties concernées doivent maintenir la retenue et agir davantage en faveur de la paix et de la stabilité dans la péninsule et non le contraire.

Pour trouver une solution qui traite aussi bien les symptômes que la racine de la question de la péninsule coréenne, la Chine a proposé l'approche à « double voie » qui vise essentiellement à promouvoir la dénucléarisation de la péninsule et à y établir un mécanisme de paix. Nous avons également lancé l'initiative de « suspension contre suspension », qui constitue la première étape de l'approche à « double voie ». Nous espérons que cette initiative permettra de relancer les pourparlers et de créer des conditions nécessaires pour promouvoir l'approche à « double voie ». Nous conseillons aux parties concernées d'examiner sérieusement, calmement et activement la proposition chinoise qui s'inscrit dans les efforts agissants que la Chine a déployés pour promouvoir la dénucléarisation de la péninsule coréenne et y préserver la paix et la stabilité.

Q : Le Président Xi Jinping se rendra aux États-Unis la semaine prochaine. À part les entretiens et le banquet de bienvenue, y aura-t-il d'autres activités diplomatiques et de conférence de presse ?

R : Le Président Xi Jinping se rendra à Mar-a-lago en Floride pour s'entretenir avec son homologue américain. Ce sera la première réunion entre les deux chefs d'État depuis que l'administration Trump est au pouvoir. Nous avons noté que la communauté internationale y accordait une haute attention, car il s'agit d'une rencontre entre les chefs d'État de deux grands pays. Ils pourront échanger pour la première fois face à face et de manière approfondie sur les questions d'importance majeure. À mon avis, toutes les dispositions seront prises pour servir cet objectif. Nous ne pouvons pas publier les informations concrètes pour le moment, mais l'essentiel est que les deux dirigeants procèdent à des échanges approfondis lors de leur entretien.

Q : Le Président américain Donald Trump a écrit sur Twitter que la rencontre la semaine prochaine avec la Chine serait très difficile. Il a dit que les États-Unis avaient d'énormes déficits commerciaux et des pertes d'emplois et que les entreprises américaines devaient être prêtes à chercher d'autres alternatives. Il paraît que le commerce serait un sujet important de la rencontre entre les deux chefs d'État et qu'il y aurait des frictions. Quel est votre commentaire ?

R : Notre Vice-Ministre a déjà répondu à cette question lors du point de presse ce matin. Vous pouvez lire le communiqué de presse. Je voudrais ajouter que les relations sino-américaines, malgré des hauts et des bas, se développent toujours vers une plus grande convergence d'intérêts. Ce sera irréaliste qu'il n'y ait aucune divergence entre les deux grands pays, surtout quand les intérêts des deux pays sont de plus en plus liés dans de nombreux domaines. Mais la Chine et les États-Unis partagent un consensus, c'est de rechercher la coopération gagnant-gagnant sur la base du non-conflit et de la non-confrontation. Avec ce consensus, les choses deviendront plus faciles.

Q : Le Dalaï-Lama se rendra en visite la semaine prochaine dans l'« Arunachal Pradesh ». Avez-vous protesté auprès de l'Inde ?

R : Nous exprimons une grave préoccupation concernant cette information. Notre position sur la question de la partie orientale de la frontière sino-indienne est claire et constante. Le groupe du Dalaï-Lama se livre depuis de longues années à des activités séparatistes contre la Chine et a fait des choses peu reluisantes sur la question frontalière sino-indienne. L'Inde est clairement consciente de la gravité de la question du 14e Dalaï-Lama et de la sensibilité de la question frontalière sino-indienne. Pourtant, l'Inde a quand même invité le 14e Dalaï-Lama dans des zones contestées à la frontière entre les deux pays. Cela nuira gravement à la paix et à la stabilité dans la région et aux relations sino-indiennes.

La Chine s'oppose fermement à ce que le 14e Dalaï-Lama visite des zones contestées à la frontière entre la Chine et l'Inde. Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre préoccupation à la partie indienne. Nous l'exhortons encore une fois à observer scrupuleusement ses engagements politiques sur les questions liées au Tibet, à respecter les consensus importants dégagés entre les deux parties sur la question frontalière, à s'abstenir de tout acte susceptible de compliquer davantage cette question et à ne pas donner des opportunités au groupe du Dalaï-Lama de mener des activités séparatistes contre la Chine, de sorte à assurer un développement sain, soutenu et régulier des relations sino-indiennes.

Q : Quelles sont vos attentes pour la visite de la Première Ministre norvégienne en Chine ? Un parti de l'opposition norvégien s'oppose à ce que les intérêts économiques l'emportent sur le principe des droits de l'homme. Comment y répondez-vous ?

R : Comme je l'ai dit tout à l'heure, nous attachons une grande importance à la prochaine visite de la Première Ministre norvégienne en Chine. Je suis convaincu que quelque parti ou mouvement qu'il soit, tant que ses décisions correspondent véritablement aux intérêts fondamentaux et de long terme du peuple norvégien, il sera soutenu en Norvège.

Q : Le Parlement australien a suspendu la ratification du Traité d'extradition Chine-Australie. Quelle est votre réponse ?

R : Nous avons répondu à cette question plusieurs fois ces derniers temps. Une ratification rapide de ce traité par l'Australie est dans l'intérêt des deux parties et non une seule. Cela favorisera la coopération judiciaire et en matière d'application de la loi entre les deux pays et apportera des bénéfices tangibles aux deux peuples. Je voudrais vous dire que le gouvernement chinois est sincère et patient sur cette question.

Q : Ce n'est pas la première fois que le Dalaï-Lama visite l'« Arunachal Pradesh ». Ces deux dernières années, il s'y est rendu et la Chine a protesté. Cela signifie-t-il que même si la Chine proteste, les relations sino-indiennes n'en seront pas affectées ?

R : La Chine et l'Inde sont deux pays en développement importants et pays voisins. Préserver les relations amicales entre les deux grands pays en développement est dans l'intérêt des deux peuples. Mais le développement des relations bilatérales doit se baser sur certains principes. Comme vous l'avez indiqué, dans le passé, il y a eu de tels événements auxquels la Chine s'est opposée fermement, et qui ont porté atteinte aux relations sino-indiennes. Par conséquent, nous avons demandé à l'Inde d'observer scrupuleusement ses engagements politiques sur cette question pour ne pas compromettre les relations entre les deux pays. Sinon, l'Inde en subira également les conséquences.

Q : L'administration Trump a publié un rapport aujourd'hui selon lequel les politiques industrielles de la Chine et le soutien financier qu'elle accorde aux industries sidérurgique et de l'aluminium ont tordu le marché. Comment y répondez-vous ?

R : La surcapacité est une question planétaire. Le gouvernement chinois y accorde une haute importance. Nous sommes déterminés à résoudre ce problème et nous nous sommes fixés des objectifs précis. Vous avez sans doute noté que les départements compétents de la Chine l'avaient présenté. Nous avons mis en place des fonds spéciaux pour soutenir nos efforts dans ce domaine et des résultats concrets ont été obtenus. À l'avenir, le gouvernement chinois continuera à poursuivre ses efforts pour réduire la surcapacité de production.

En ce qui concerne la coopération économique et commerciale entre la Chine et les États-Unis, comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises, c'est au fond une coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant. Quant aux problèmes dans les relations économiques et commerciales entre les deux pays, les deux parties doivent trouver une solution adéquate sur la base du respect mutuel, de l'égalité et du bénéfice réciproque, de sorte à préserver un développement sain, soutenu et régulier des relations économiques et commerciales sino-américaines. La coopération économique et commerciale sino-américaine a apporté des bénéfices tangibles aux deux pays et aux deux peuples, et elle en apportera davantage dans l'avenir.

Q : Le Président Donald Trump signera un décret pour identifier les causes des déficits commerciaux des États-Unis, dont les politiques commerciales non réciproques, la manipulation des taux de change et le dumping. Craignez-vous que ce décret ne provoque une nouvelle tension entre la Chine et les États-Unis ?

R : Je ne sais pas si vous voulez faire allusion aux éléments relatifs à la Chine dans l'examen de la politique commerciale des États-Unis. Depuis un certain temps, des médias en ont parlé. Comme je l'ai dit tout à l'heure, les relations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis sont au fond mutuellement bénéfiques et gagnant-gagnant. Depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis il y a presque 40 ans, les relations entre les deux pays ont apporté des bénéfices tangibles aux deux peuples. Quant aux problèmes survenus, les deux parties les ont réglés de manière adéquate par des consultations amicales.

Concernant les déficits commerciaux que vous avez évoqués, notre Vice-Ministre a déjà exposé exhaustivement nos points de vue lors du point de presse ce matin. Il faut examiner cette question au microscope. L'année dernière, le volume du commerce de biens entre la Chine et les États-Unis a atteint 519,6 milliards de dollars américains. Vous pouvez dire que la Chine est en excédent dans le commerce de biens. Mais les États-Unis enregistrent eux aussi des excédents considérables dans le commerce de services. Et dans le commerce de biens, 40% des excédents chinois sont créés par les entreprises américaines en Chine. La Chine et les États-Unis sont déjà devenus interdépendants dans leurs relations économiques et commerciales. Il faut que les deux parties trouvent une solution adéquate par des consultations pour résoudre les problèmes. Comme je l'ai dit hier, nous espérons que la Chine et les États-Unis pourront œuvrer à grandir le gâteau des intérêts communs, mais non avoir les yeux rivés sur la répartition des intérêts. Et les deux parties ont le potentiel de le faire.

Q : Un des sujets clés de la visite en Chine de la Première Ministre norvégienne la semaine prochaine, c'est de relancer les négociations sur un accord de libre-échange. Jusqu'où iront les négociations ? Cet accord sera-t-il conclu lors de la visite ?

R : Parvenir au plus tôt à un accord de libre-échange mutuellement avantageux est dans l'intérêt des entreprises et des consommateurs des deux pays. Nous espérons conclure un tel accord dans les meilleurs délais. S'il y a de bonnes nouvelles, nous vous les communiquerons rapidement.

Q : Selon des sources, certains joueurs de golf chinois ne participeront pas au tournoi de golf à Hawaii sponsorisé par le Groupe Lotte de la République de Corée. La partie chinoise a-t-elle demandé à ces joueurs de ne pas y participer ? Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Je n'ai jamais entendu parler de ce genre de mesures de restriction. Depuis un certain temps, vous suivez de près la position de la Chine sur la question de THAAD. Mais je me demande de quelle source officielle avez-vous appris que nous avions pris des contre-mesures. Il y a des informations de toutes sortes, comme ce dont vous avez parlé. Hier, j'ai lu un article publié par Yonhap News disant que selon les statistiques publiées le 29 mars par l'Association des produits cosmétiques de la République de Corée, les exportations coréennes des produits cosmétiques en Chine ont atteint 270 millions de dollars américains en janvier et en février 2017, soit une croissance de 51,6% en glissement annuel, et la croissance en février s'est élevée à 97,4%. À votre avis, parmi ces informations, auxquelles dois-je faire confiance ?

Conformément à l'avis publié par le Conseil des Affaires d'État sur les congés de Qingming, la conférence de presse sera suspendue le lundi 3 avril et le mardi 4 avril et reprendra le mercredi 5 avril. Le bureau du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères est disponible, pour répondre aux questions posées par téléphone ou par fax.

Recommander à   
  Imprimer
Consulat Général de la République Populaire de Chine à Marseille Tous droits réservés